Compostelle en saison basse, quelles différences?

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Le Chemin aussi connaît des saisons. Sans surprise, sa fréquentation est plus importante lors des beaux jours. La majorité des pèlerins préfèrent partir entre mai et septembre pour profiter du temps et des températures normalement plus agréables. Le flot du pèlerinage se tarit entre octobre et avril; il est au plus bas au cœur de l’hiver. Mais même en saison basse, il ne s’arrête pas complètement.

Car Compostelle se fait très bien toute l’année. Les « mauvaises saisons » peuvent être magnifiques elles aussi! Alors bien sûr, on ne part pas de la même manière en été qu’en hiver… Zoom sur les différences d’un Chemin hors-saison, qui vous décideront peut-être à partir en saison basse, vous aussi!

Une météo différente en saison basse
Moins de pèlerins
Moins d’hébergements
Des tronçons délicats ou interdits
La santé du pèlerin en saison basse
A saison basse, sac adapté!

Compostelle en saison basse, quelles différences? Santiago in Love - CC BY-SA-NC
Partir en saison basse, c’est super! Mais pas n’importe comment…
Photo: Santiago in Love ~ CC BY-NA-SA

Une météo de saison basse

C’est peut-être la 1ere chose qui vient à l’esprit de chacun… La météo en berne en automne, hiver et début de printemps n’est généralement pas ce qui pousse les pèlerins sur les Chemins! Pourtant, chaque saison est quand même propice aux activités d’extérieur… si ce n’était pas le cas, les sports d’hiver auraient du souci à se faire! A condition bien sûr d’y être préparé et d’être bien équipé.

Les températures

Les températures sont basses, passant parfois en négatif. Leurs chutes commencent en fin d’été, par des soirées et des nuits de plus en plus fraîches, pour finir en plein hiver par des journées glaciales. Le printemps n’est pas en reste, avec des gelées qui peuvent s’inviter jusqu’en juin!

Cela dit, les saisons froides offrent aussi des journées aux températures plus clémentes. Ces dernières années en particulier, les hivers ont été très doux… Beaucoup de pèlerins se sont retrouvés à marcher en T-Shirt en plein mois de janvier!

Notons aussi que même en cas de températures froides, marcher au frais est bien plus agréable que marcher sous la canicule!

Humidité et précipitations

L’humidité et les précipitations sont plus importantes. (Quoique ces dernières années encore, les pèlerins ont été largement arrosés toute l’année…) Certaines régions sont plus humides que d’autres… Pays Basque et Galice sont verdoyants pour une bonne raison! Partir en basse saison, c’est accepter d’avoir plus de chances d’être sous la pluie.

L’humidité, c’est aussi le brouillard. Il peut y en avoir toute l’année, qui se lève le plus souvent en fin de matinée en été. Le brouillard aux saisons plus froides peut au contraire durer toute la journée… voire plusieurs jours! Il s’accompagne aussi souvent de précipitations… Attention à ne pas vous y perdre!

Pour les tronçons en altitude, « précipitations » peut facilement vouloir dire « chute de neige ». Les étapes en montagne sont évidemment candidates: Pyrénées, monts Cantabriques espagnols ou Massif Central français par exemple. Mais attention, d’autres espaces moins « évidents » aussi sont sujets à la neige: en Espagne, les mesetas sont de véritables congélateurs, souvent recouvertes de neige! Bon à savoir, avancer dans la neige est plus fatigant et demande plus de temps que marcher sur un chemin sans neige. Pensez-y pour organiser vos étapes et gérer votre temps. Autre chose importante. Même un itinéraire qu’on connaît par cœur peut devenir méconnaissable une fois couvert de neige… Dans tous les cas, soyez très vigilants!

Etape Saint Jean Pied de Port Roncevaux sous la neige - Santiago in Love - CC BY-SA-NC
Familier? « Un peu » de neige entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Roncevaux ça change la donne non?
Photo: Pierre Bouresmau ~ CC

Durée des jours

Moins évident mais tout aussi important. Aux basses saisons, les jours sont plus courts! Moins de temps de luminosité veut aussi dire moins de temps pour faire ses étapes sans lampe de poche. Encore une fois, à prendre en compte pour organiser ses étapes et gérer son temps! Surtout si on marche lentement, qu’on a besoin de pauses régulières ou qu’on aime prendre son temps pour casser la croûte… Ou tout cela à la fois! Au cœur de l’hiver, 6h de jour sont vite passées.

Moins de pèlerins

Une minorité de pèlerins se lancent vers Compostelle en basse saison. Quelles qu’en soient les raisons, les Chemins sont donc plus ou moins désertés. Les voies déjà peu fréquentées en saison sont complètement vides. Celles qui sont plus populaires voient passer guère plus qu’une poignée de pèlerins par jour. Même les (in)fameux 100 derniers kilomètres avant Santiago sont calmes et paisibles!

Partir à ces époques de l’année promet un cheminement plutôt solitaire. La file interminable de pèlerins estivaux n’existe plus, les journées passent parfois sans croiser âme qui vive. Les grandes tablées bruyantes et les soirées animées sont rare. Ceux qui aiment rencontrer du monde se sentiraient bien seuls

Un pèlerinage plus solitaire oui, mais pas totalement isolé quand même! Certains itinéraires restent plus fréquentés que d’autres. Le Camino Francés est encore une fois le plus peuplé! Le Camino Portugais suit, pas si loin derrière. Notons que les Chemins de Galice se font une belle part dans la répartition des pèlerins de basse saison. Leurs 100 derniers kilomètres, que je qualifiais à l’instant de « calme et paisible », sont comme en été les tronçons les plus fréquentés.

Au-delà du Chemin choisi, le pèlerin de basse saison trouvera une ambiance particulière. La solidarité est le sentiment de fraternité est bien présent malgré le peu de monde et les journées solitaires. L’accueil des pèlerins est encore plus chaleureux qu’en été et les interactions avec les locaux ont une autre dimension.

Moins d’hébergements et de services

Note spécial Covid! Les « habitudes » sont bouleversées en ce moment… Il est difficile de prévoir ce qui sera ouvert ou fermé cette année. Préparez votre Chemin méticuleusement, renseignez-vous à l’avance et réservez vos hébergements!

L’offre en hébergements et services de basse saison est bien maigre comparée à celle de pleine saison! Les dates de fermeture saisonnière dépendent de chaque établissement. Les 1ers commencent à fermer début octobre, mais ils sont en fait peu nombreux. La majorité suspendent leurs activités entre la mi-octobre et début novembre. Pendant cette période un peu transitoire, il faut veiller à s’assurer de l’ouverture effective des établissements! Ceux qui sont encore ouverts en novembre le restent généralement toute l’année.

En basse saison, peu d'hébergement et de services sont ouverts - Santiago in Love - CC BY-SA-NC
En basse saison, très peu d’hébergements et de services aux pèlerins restent ouverts…
Photo: Santiago in Love ~ CC BY-NA-SA

Hébergements

Moins d’hébergements ne veut pas dire zéro hébergement non plus! On trouve le plus souvent assez d’établissement ouverts pour faire son Chemin confortablement. Il faut simplement être un peu plus conscient des options possibles et s’organiser un peu à l’avance.

Il arrive aussi souvent (surtout côté espagnol) que les hébergements qui restent ouverts ne chauffent pas le bâtiment qui accueille les pèlerins. Soyez-y préparés pour passer de bonnes nuits… Dans ce cas aussi, il vous sera difficile ou même impossible de sécher vos affaires pour le lendemain…

Il est aussi possible de dormir dehors toute l’année, même au cœur de l’hiver. A conseiller de préférence à ceux qui ont déjà un minimum d’expérience du bivouac aux belles saisons… Ceux qui choisissent cette option n’auront pas besoin de se soucier des dates d’ouverture des hébergements. Soyez par contre particulièrement consciencieux et regardant vis-à-vis de votre équipement! On en reparle un peu plus bas.

Services: transport, restauration, ravitaillement sauvage

Côté services, les choses sont plus délicates… La plupart des transporteurs de bagages spécialisés « dans le pèlerin » hivernent: les pèlerins de basse saison portent généralement leurs paquetage. Idem pour les transports de personnes: la plupart stoppent leurs services. C’est le cas également de transports non spécialisés mais dont les consommateurs sont principalement des pèlerins. Le bus entre Roncevaux et Saint Jean Pied de Port est ainsi à l’arrêt, lui aussi! En cas de besoin de transfert de votre sac ou de votre personne, tournez-vous alors vers les taxis dans les zones sans transporteur « de Compostelle » encore ouvert.

Autre type de service, la restauration. On pourrait dire dans ce cas que les « gros » établissements restent généralement ouverts et que les « petits » auront plus de chance d’être fermés. Si les supermarchés restent ouverts, les petites épiceries peuvent par contre hiverner. Idem pour les restaurants. Cela se vérifie particulièrement dans les secteurs qui vivent du tourisme, comme le tronçon Le Puy-Conques, Saint Jean Pied de Port ou la côte atlantique du Norte côté espagnol… Cela dit, qui dit population dit nécessité de se nourrir: le pèlerin de basse saison trouvera toujours quelque chose à se mettre sous la dent!

Enfin, les ravitaillements sauvages sont quasi inexistants en basse saison. Les bonnes âmes qui attendent les pèlerins au détour de leurs Chemins remballent fourgons et tréteaux en hiver… Seuls quelques irréductible qui habitent le long des Chemins sont encore parfois là.

Des tronçons délicats ou interdits

Les Chemins posent rarement problème en haute saison, cela tient de l’exceptionnel. En saison basse au contraire, les tronçons difficiles, impraticables ou même interdits d’accès sont nombreux. Cela peut être occasionnel ou permanent, mais il importe d’en tenir compte! Pour les anticiper, savoir les traverser ou les contourner au besoin et surtout, éviter les accidents.

Raisons

D’un côté, la météo. Évidemment! Brouillard, pluie, neige, froid… Il est plus courant de rencontrer des sentiers boueux ou inondés; que le balisage soit difficile à voir ou même carrément rendu invisible; que les conditions rendent les étapes plus difficiles, plus fatigantes et/ou plus longues à parcourir.

D’un autre côté, le facteur humain. Moins évident et parfois nié par les intéressés… Bien sûr, un accident peut arriver à tout le monde, même aux plus aguerris. Mais! Manque de condition physique, de préparation, d’expérience, de matériel approprié, de conscience de ce dans quoi on s’engage ou parfois manque d’humilité… Les pèlerins eux-même ont une large part de responsabilité dans la manière dont tourne leur pèlerinage! L’appel du Chemin fait apparemment perdre tout sens commun à certain pèlerins… En toute saison, trop se lancent sur des terrains ou dans des conditions difficiles en cumulant les « manques » cités à l’instant. Malheureusement, cela ne pardonne pas en saison basse et finit trop souvent en catastrophe… Notez que c’est bien le trop grand nombre de pèlerins téméraires et d’accidents qui a mené à la fermeture hivernale de l’étape Saint-Jean-Pied-de-Port/Roncevaux

Certains tronçons peuvent être fermés - Santiago in Love - CC BY-SA-NC
Certains tronçons sont fermés pour la sécurité des pèlerins, comme ici sur l’étape Saint-Jean-Pied-de-Port/Roncevaux
Photo: Santiago in Love ~ CC BY-SA-NC

Liste non exhaustive des tronçons les plus délicats

  • L’étape Saint-Jean-Pied-de-Port/Roncevaux. Depuis 2016, l’itinéraire par la montagne est fermé entre le 1er novembre et le 31 mars. Les pèlerins sont redirigés sur la variante par Valcarlos.
    • Sur la variante de Valcarlos, attention aux portions le long du ruisseau et de la route!
  • Plus généralement, les étapes de montagne:
    • Autour du Somport sur la voie d’Arles et le Camino Aragonés. Une mauvaise météo rend vite les sentiers et les portions sur la route dangereux. Le col peut être interdit d’accès en cas de neige.
    • Sur le Camino Francés, les Pyrénées entre Saint Jean Pied de Port et Pampelune; les monts du Bierzo entre Astorga et Sarria
    • Les Caminos Primitivo, Sanabrés, del Salvador et Vadiniense, tout situés principalement en montagne
    • Sur la Voie du Puy, les étapes du Puy à Figeac. Attention particulièrement au plateau de l’Aubrac, dont des tronçons peuvent être interdits d’accès
  • Sur la Via de la Plata et le Camino Sanabrés, certains tronçons peuvent se retrouver sous l’eau

La santé du pèlerin en saison basse

Qui veut aller loin… Ce dicton est valable toute l’année! Les voyageurs estivaux doivent faire attention aux insolations et coup de chaleurs. En saison basse, c’est principalement l’hypothermie qui guette les pèlerins. Informez-vous sur cette condition et ses symptômes. Voilà quelques infos pour la prévenir:

  • Le meilleur moyen, c’est bien sûr de se garder au chaud. Votre équipement sera déterminant, on le verra un peu plus bas.
  • Veillez aussi à vous garder au sec, car l’humidité donne froid. Protégez-vous donc des intempéries, mais faites attention aussi à votre transpiration! Apprenez à réguler votre température, via votre effort et votre habillement.
  • Hydratez-vous correctement. On a moins soif quand il fait froid et la déshydratation favorise l’hypothermie. Buvez, mais buvez les bon liquides: eau, thé, infusion, bouillon, soupe. Limitez l’alcool (qui refroidit) et le café (qui déshydrate). Attention à stocker vos boissons à un endroit où elles ne gèleront pas!
  • Mangez suffisamment aussi! Le corps a besoin de plus d’apports quand il fait froid, et d’autant plus en cas d’effort.

Apprenez par cœur le numéro des secours: le 112 est valable partout en Europe! En cas de soucis, n’attendez pas pour appeler à l’aide!

A saison basse, sac adapté!

Beaucoup de pèlerins partent mal préparés et/ou mal équipés en pleine saison… heureusement, le plus souvent les conditions clémentes pallient aux problèmes. Ce n’est pas la même histoire une fois les beaux jours passés!

Être mal équipé en saison basse peut (trop) rapidement tourner au drame. L’objectif ici n’est pas de vous faire peur ou vous décourager, loin de là. Je souhaite juste souligner, mettre l’accent, insister sur le fait qu’il est capital pour vous d’emmener un équipement adapté!

Contrairement à leurs collègues estivaux, les pèlerins se retrouvent confrontés à un voyage bien plus technique en basse saison. Que vous soyez complètement débutant ou récidiviste, investissez du temps à affiner vos connaissance techniques de la randonnée et de son matériel. Cela vous sera précieux pour faire votre sac, assurer votre sécurité… et apprécier votre pèlerinage!

Bien s'équiper est indispensable pour randonner en saison basse! Santiago in Love CC BY-SA-NC
Bien s’équiper est indispensable pour que tout se passe bien en basse saison!
Photo: Santiago in Love ~ CC BY-SA-NC

Vêtements

En été, peu suffit, que se soit en quantité ou en qualité. Il en va autrement en saison basse! Les vêtements devront être au cœur de vos préoccupations, car ils seront garants de votre sécurité et de votre confort.

Maîtrisez le système des couches. Inutile quand la météo est au beau fixe, cette méthode est efficace dès que le temps se gâte. En quelques mots… Il peut y en avoir plus, mais on parle en général de 3 couches à superposer: respirante (au contact de la peau, vous garde au sec), isolante (vous tient chaud), externe (ou « coquille », vous protège du monde extérieur). Très modulable, ces couches permettent d’adapter facilement son habillement selon les situation. On utilise mieux ce système si on en comprend bien le fonctionnement: je vous invite donc vraiment à creuser le sujet!

Soyez sensibilisés aux matériaux et leurs caractéristiques. Le système des couches est d’autant plus efficace si vous utilisez des matériaux qui le sont aussi! Sans pour autant devenir un super spécialiste, avoir une idée de la composition de votre matériel vous aidera à faire de meilleurs choix. Savez-vous par exemple que:

  • Agréable par temps chaud, le coton est à proscrire à tout prix quand il fait froid et humide.
  • Selon le produit sélectionné, la laine mérino peut vous garder au chaud… ou au frais!
  • Chaud et léger, le duvet perd toutes ses qualités isolantes quand il est mouillé
  • L’efficacité d’une matière dépend notamment de sa densité (g/m²)… ce qui se voit aussi dans les prix!
  • En général, plus d’imperméabilité = moins de respirabilité… et inversement! 100% des 2 est… impossible!

Zoom sur les protections contre les intempéries

Encore des vêtements, mais ils méritent bien une rubrique à part. Cette couche extérieure dont on parlait plus haut est toujours indispensable, même en plein été. Mais contrairement à trop de pèlerins estivaux qui partent sans, en saison basse, emportez-la sans faute. Pour être efficace et faire face à toute éventualité, elle devra vous protéger contre le froid, la pluie, la neige et le vent. Et j’en profite pour radoter un peu… 100% imperméable ET 100% respirant, ça n’existe pas! A vous de trouver le vêtement qui vous convient (et qui fonctionne bien avec votre système personnel de couches)

Les déperditions de chaleur peuvent aussi être importantes aux extrémités du corps et aux « ponts thermiques vestimentaires ». Pensez à emporter gants, bonnets, écharpe. Le système des couches peut s’appliquer là aussi.

Note aux campeurs

Où on reparle de dormir dehors. Hé oui! Du bivouac en saison basse, c’est possible… mais ça ne s’improvise pas! Dormir dehors et avoir un froid en été est déjà désagréable. En automne ou en hiver, ça devient carrément dangereux ou mortel! Encore une fois, l’idée n’est pas de vous décourager ni de vous faire peur. Un bivouac dans la neige est une expérience fabuleuse s’il est bien préparé! Je souhaite donc juste insister sur l’importance d’être bien équipé.

Les clés seront encore d’être bien protégé du froid et de l’humidité. Impossible de faire l’impasse sur la qualité du matériel. Choisissez un sac de couchage et un matelas avec de bonnes capacités isolantes. Avec un tarp, emportez de quoi augmenter la surface sèche sous votre abri. Prenez également une couverture de survie, toujours utile. Attention aux détails spécifiques au bivouac par temps froid: l’eau qui gèle, les combustibles peu efficaces, le matériel électronique qui préfère être au tiède, etc…

Je ne m’étends pas plus ici sur le sujet, qui mérite des pages et des pages dédiées! Je vous conseille d’avoir un minimum d’expérience « de beau temps » avant de vous lancer à dormir dehors quand il fait plus humide et froid. Dans tous les cas, je vous invite une fois de plus de bien vous (in)former spécifiquement sur le bivouac en saison basse!


Et voilà! Nous avons fait le tour des différences d’un Compostelle en saison basse!

Avez-vous déjà fait un Chemin entre octobre et mars? Ou cela vous donne-t-il envie? Quelle est votre avis sur un départ hors saison? Partagez vos pensées et expériences dans un commentaire!

Et dans tous les cas, bonne préparation et bon Chemin!

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